domingo, 16 de junho de 2013

Echec de l'envoi

Il y a plein de questions qui me trottent dans la tête en ce moment et qui du coup m'empêchent de trouver le sommeil. Je me demande d'abord pourquoi est-ce que tu as choisi d'apprendre à me connaître à ce point alors que tu sais que bientôt je ne serai plus là ? Tu n'as pas peur ? Moi, j'ai déjà tellement souffert à cause de celui qu'un jour j'ai appris à connaître et qui à un moment donné a dû s'en aller. Et en le disant comme ça je peux même donner l'impression qu'aujourd'hui cette affaire-là est close, mais à vrai dire son manque n'a jamais cessé de me châtier et je crains qu'il ne commence à empoisonner ce qu'il y a une semaine à peine est né entre nous. J'ai déjà aperçu des reflets de son image derrière le tien, et ça me terrifie. Ce n'est pas toi, c'est lui. Il n'a pas oublié ce que je lui dois et j'ai peur qu'il ne vienne le récupérer par ton biais... Je n'ai pas encore assez payé, j'avoue, je le mériterais bien. Bref... j'ai trop peur, pour nous deux. D'ailleurs, qu'est-ce qui te plaît chez-moi ? Penses-tu vraiment que je sois toujours ce que je semble être à tes yeux ? Ça se fait comment que quelqu'un comme toi me fasse confiance aussi vite et aussi aveuglement que ça ? Crois-tu vraiment que mon chaos soit toujours capable de chasser ton ennui sans pour autant que tu aies à subir des effets collatéraux ? Tu n'es ni bête ni naïf, tu dois y avoir déjà réfléchi. Finalement, dis-moi, qu'est-ce que tu attends de tout ça ? Je sais que tu attends quelque chose. Sache que je m'inquiète pour nous...

terça-feira, 11 de junho de 2013

Un poignard comme cadeau

Voilà ce à quoi la vie m'a amené à croire : j'avais tout à fait raison. Ce bout de vie que nous avons partagé n'était point ordinaire et ma souffrance n'était pas injustifiable, loin de là ! J'ai eu également raison quand j'ai dit qu'il y a plusieurs manières d'aimer. Tenez, buvez de ma conclusion (momentanée) d'une seule gorgée : il y a des gens que nous apprenons à aimer à force de vivre ensemble ou de s'y investir et il y a des gens que nous sommes comme « nés en sachant aimer », tout simplement. Qu'il soit le hasard qui décide ça, qu'il soit une entité ou force supérieure à nous ou même nos instincts de procréation en fonction de nos taux hormonaux, peu importe. Quoi qu'il en soit un chose est sûre : nous sommes tous soumis à « sa » volonté.

Bref, à quoi bon se battre contre ce qui est hors de sa portée ? Après toutes ces années sans trêve, cette fois-ci je me rends. J'invite le vampire à entrer et je lui offre à boire.



sábado, 9 de fevereiro de 2013

Ça y est !

Cette année j'ai réalisé un rêve. Plus que ça, j'ai franchi une ligne qui séparait la vie que j'avais toujours vécue de celle que je vis à présent. Partir en étranger a toujours été un sujet d'extrême importance pour moi. Une énorme somme de tout ce que je faisais visait à atteindre cet objectif. Soit par intérêt linguistique, soit par vanité, soit par curiosité, ce désir a toujours habité mes envies les plus intimes, et maintenant il a été rassasié. Quel bonheur !

Je suis en France... Jamais, même dans mes plus beaux rêves, je n'avais imaginé que ça se passerait comme ça. Qu'à l'âge de vingt ans, par mes propres moyens, je serais accepté à participer à un programme d'échange d'un mois, et que je passerai une semaine à Paris et puis trois semaines chez un étudiant français de portugais, à Rouen. Jamais je n'aurais songé que je recevrais autant d'éloges par rapport à mon français, que les français seraient aussi amicaux (et parfois même, très aimables !) envers moi et que je réussirais à me débrouiller aussi aisément. Que je rencontrerais mon ami anglais et mon amie lilloise en Angleterre et qu'on se baladerais ensembles à Londres. Que la neige serait si belle et le froid si supportable... Ah, que je suis reconnaissant !

Pourtant, je ne cesse pas de penser à mes parents, à mon frère et à mes amis... J'aimerais tellement pouvoir partager toutes ces joies avec eux. Ne les avoir qu'à moi me fait me sentir un peu égoïste. Ils n'ont jamais pu vivre une expérience pareille... J'espère un jour pouvoir leur rendre toute la joie que j'ai ressentie en double.

Eh bien, grâce à ce voyage, mes objectifs ont changé. Mes priorités seront de revenir le plus vite possible faire une licence en Langues Étrangères Appliquées en France avec mon petit-ami, et ainsi conquérir une vie plus pleine, sûre et intéressante et aussi faire en sorte que ça devienne abordable pour mes parents de me visiter, de voyager partout en Europe et d'être plus fiers de moi.

Merci la vie, merci Dieu, merci de m'aimer, merci de croire en moi, de me comprendre... je vous aime moi aussi !

sábado, 6 de outubro de 2012

J'insiste !

que j'ai été naïf...
j'aimerais savoir ce qu'il sentait
 connaître ses vraies impressions quand il était là
est-ce qu'il était heureux ?
est-ce que ça lui rendait fier ?
 est-ce qu'il racontait tout ce qui se passait entre nous
 en cachette
 à ses amis les plus proches ?
 que j'aimerais apprendre le lexique qu'il employait
 pour décrire les situations qu'on a partagées
nos petites découvertes, nos petits exploits
 chaque verbe, chaque adjectif...
 croyait-il vraiment que je ne pensais pas à ces sujet-là ?
est-ce que je réussissais aussi bien à le dissimuler ?
 et si d'un coup il apprenait tout ce qui me passait par la tête
 mes fantaisies... qu'en penserait-il ?
ça se peut que son plaisir provenait de mon apparent désintérêt, va savoir...
 je crois plutôt que lui, en sachant que parfois ça me faisait mal
et que même comme ça
 quand il faisait semblant de l'ignorer et qu'il me le demandait
 je répondais toujours "non, pas du tout, continue"
c'est ce qui lui faisait le plus plaisir, et à moi aussi
ce petit mensonge, ce jeu de rôles
on jouait~

quinta-feira, 21 de junho de 2012

"Darks"

Je sens qu'il est arrivé le temps de mettre à jour mon blog, car les souvenirs s'accumulent et je crains qu'ils ne tombent dans l’oublie. L'oublie me terrifie, vous savez. Et bien, à l'égard de ceux qui ne connaissaient pas encore ce blog, il faut que vous sachiez qu'il n'a pour bout que de me servir comme boîte à souvenirs (comme si j'avais des lecteurs...). Mais, cette fois-ci, j'inove. Je ferai la mise à jour entièrement en français. Pourquoi ? Bien, j'ai deux bonnes raisons à vous donner : la première c'est parce qu'il me faut pratiquer. La deuxième, à son tour, s'agit d'une question épistémologique. Naturellement, le français ne traduit pas parfaitement mes pensées (pas encore), car ce n'est pas ma langue maternelle, ni même ma deuxième langue. Pourquoi l'adopter, alors ? C'est difficile à expliquer, mais je crois qu'en racontant ce qui se passe dans ma vie en français je crée une certaine distance entre les faits tels que je les expérience et tel qu'ils le sont en vérité. Voyez bien, je ne peux point m'exprimer précisément en français, donc il ne me rester qu'à préciser les rapports, dû au langage simple dont je dispose. C'est une théorie, je ne me compromets pas à la mettre nécessairement en pratique. Enfin~ Je ne saurais jamais résumer tout ce qui m'est arrivé dès mon dernier anniversaire. Énumérons les fait, alors. Deux jours après le 24 mars je eu l'immense plaisir de faire la connaissance de celui qui me restituerait - ou qui enchaînerait la restitution - de tout ce que l'on m'avait arraché les années précédentes. A partir de ce jour-là, il m'a rendu, peu à peu, tout ce qu'il me manquait: ma santé, mon humour, ma jovialité, mon espoir, ma tendresse... J'avais dit que j'énumérais les fait mais je viens de changé d'avis. Je vous préviens, alors, qu'il sera le seul sujet de ce récit. Ce n'est pas qu'il n'y ait pas un nombre considérable de faits parallèles au fait de l'avoir rencontré, naturellement pas moins importants et signifiants, mais comment pourrais-je les décrire si c'est sa simple existence finalement croisée avec la mienne qui justifie mon hâte de tout enregistrer ici ? Il a été mon premier ami ici, la première personne sur laquelle j'ai été sûr que je pouvais compter n'importe quand. C'est lui qui m'a montré la ville, qui m'a déchiffré chaque coin de cette ruche géante de fer et ciment entremêlés, submergée dans de la fumée et des foules; dont avant j'avais si peur. C'est lui qui a fait de cette pagaille mon nouveau foyer. Ce n'est pas la peine de décortiquer chaque motif tactile qui lui rend digne d'être la seule cible de mes paroles, mais mettons ça comme ça : à quoi bon gaspiller le temps - et mon vocabulaire - à dessiner avec fidélité les caractères physiques et chronologiques de tous les chemins que j'ai parcourus dès son arrivée jusqu'à présent - ce qui ne me dit rien - si rien que sa capacité de révéler le côté coloré de n'importe quel gris suffit pour me faire reconnaître, enfin, mon humble présence face à tous les mystères de la vie ? J'ai crû que nulle chose ne pourrait plus me surprendre. Il m'a donc appris que j'avais péniblement tort... Vous savez, ça ne m'a jamais été facile d'accepter que je n'ai rien sous contrôle. Pourtant je ne me sens pas en danger pour l'avouer, cette fois-ci. Il me rassure, d'une certaine manière. Maintenant je vais vous prouver ma considération envers vous comme jamais avant. Je vais rédiger le plus grand aveu jamais écrit dans ce blog. Je vous prie de garder le secret et de montrer du respect, car ce que je vais vous raconter personne encore ne le sait. Vous êtes prêts ? Et bien voilà: je l'aime.

sexta-feira, 23 de março de 2012

Bon anniversaire

Aujourd'hui j'allais demander à Milz de laisser avec le concierge de ton immeuble une petite boîte en carton remplie de tous les petits mots et d'autres trucs que tu m'as offerts il y a quelques années accompagnée d'un petit mot qui disait : Hy, aujourd'hui je fête mes vingt ans. Voilà 5 parmi eux que je porte une charge énorme sur le dos, qui est ce que représente tout ce qui se trouve dans cette boîte. Je ne peux plus la porter. Toutefois, vu que sa valeur est bien trop grande pour que je m'en débarrasse de sang froid, je trouve que le mieux à faire est de te la rendre...". Lorsque je la rangeais et mettais le mot dedans, j'ai changé d'avis et j'ai décidé de laisser tomber cette idée stupide. Je ne parviens pas à l'imaginer désormais hors de ma possession et à m'imaginer sans avoir à la cacher de mes futurs copains et plus tard, quand je serai tout vieux, l'avoir en sécurité au fond de mon armoire à fin que je puisse l’exhumer de temps en temps et ainsi passer l'après-midi à faire semblant que je me souviens de ce que je n'ai jamais oublié. Je pense qu'il est très injuste, ça me fait brûler d'anti-conformisme que je doive passer par des choses comme ça relativement à cause de toi sans au moins que tu le saches.    

terça-feira, 3 de janeiro de 2012

दोइस् मिल् ए ऑंज़े

Em 2011 em aprendi que eu não posso esquecer do quanto amo o que amo e que me ama, que tudo na vida tem valor e destino, que dormir corretamente é essencial, sexo seguro também, alimentação correta também. Aprendi que não adianta esperar muito de mim de forma a inflar meu ego, que orgulho não me vai render nada além de frustração e sofrimento, que eu jamais devo deixar de ser sincero por conta do orgulho, que eu não devo me apegar à minha imagem, que é efêmera igual a de tudo, que não posso ser preguiçoso e que tenho que cultivar bons pensamentos pra própria manutenção da minha saúde. Não posso deixar de sonhar, também, nem de lembrar, senão eu desperdiço minha vida que não volta e que é preciosa. Aprendi muito francês, também, e decidi fazer letras na USP.